Et pour lire le monde...

vendredi 5 septembre 2014 par Katell

Le vendredi 23 janvier 2015

Temps de formation et de réflexion pour les professionnels du livre, de la culture, de l’éducation, de la petite enfance et de l’animation autour d’une thématique d’actualité dans la littérature jeunesse.

Les inscriptions sont closes.

À quoi ça sert de lire ? Pourquoi lire aujourd’hui ? Pourquoi inciter des enfants à le faire ? Trois questions clés à l’heure des nouvelles technologies et des révolutions de la communication.
Lire pour appréhender le monde et sa diversité ? Lire pour partir à la rencontre de l’autre ? Lire pour faire siennes des valeurs humanistes telles que la tolérance, la justice ou le sens du partage ? Lire pour le plaisir ?
Pourquoi pas… La littérature jeunesse peut-elle, sans être didactique ou « donneuse de leçons », participer à la construction de la personne en ouvrant la perspective de l’enfant sur le monde, sur la société humaine dans laquelle nous vivons ?

Vendredi 23 janvier 2015

8h15 - Accueil des participant•es


9h00 - Ouverture de la journée


9h15 - Lire le monde... Conférence de Michèle Petit

Anthropologue au LADYSS (CNRS, Université Paris I), elle mène des recherches sur la lecture, particulièrement dans des milieux éloignés de la culture écrite. Elle a beaucoup étudié le rôle de la lecture dans la construction de soi, et la reconstruction de soi dans des contextes de crise.
Dans son dernier ouvrage, Lire le monde Expériences de transmission culturelle aujourd’hui (Belin, 2014), Michèle Petit écrit : « Avec la transmission culturelle et, plus particulièrement, avec la lecture, il s’agit de construire un monde habitable, humain, de pouvoir y trouver place et s’y déplacer ; […] de nourrir la pensée, former le « cœur intelligent » pour parler comme Hannah Arendt qui aurait ajouté qu’il faut transmettre le monde aux enfants, leur apprendre à l’aimer, pour qu’ils aient un jour envie d’en prendre la responsabilité. »
À l’occasion du Festival du livre de jeunesse elle posera les questions suivantes : quels sont les fondements de l’importance de la littérature, orale et écrite, et aussi, plus largement, de la transmission culturelle ? Comment donner le goût de la lecture et celui des pratiques artistiques ?
Elle a publié plusieurs ouvrages, dont :
Eloge de la lecture : la construction de soi, Belin 2002
Une enfance au pays des livres, Didier Jeunesse 2007
L’Art de lire ou comment résister à l’adversité, Belin 2008


10h45 - pause


11h15- Prendre conscience de sa singularité… Rencontre avec Karim Ressouni-Demigneux

Né en 1965, docteur en histoire de l’art, il écrit pour la presse et, depuis quelques années, pour les enfants. Ses ouvrages jeunesse, tous publiés aux Éditions Rue du monde, façonnent pas à pas une œuvre à la thématique récurrente autour de l’apparence et de l’identité.

Dans Je ne pense qu’à ça, roman qu’il a publié en 2009, Karim Ressouni-Demigneux pose la question de l’adolescence. « L’adolescence est la période qui m’a le plus fasciné, que j’ai le plus aimé vivre et j’ai pris plaisir à plonger mon héros dans cet état de confusion résultant de la puberté ». Ce texte fort aborde, sans détour, le thème délicat de la recherche identitaire, notamment sexuelle, que peuvent rencontrer les adolescents.
Au fil de ses expériences son héros apprendra surtout, avec « les réactions désordonnées de son entourage, que la différence est un lot commun, chacun devant trouver le chemin de son propre bonheur ».

Pour le festival, Karim Ressouni-Demigneux reviendra sur son œuvre, qui nous invite à découvrir qui nous sommes, au-delà du regard des autres.

Il a publié plusieurs ouvrages, dont :
La Cité (T. 1 à 5), Rue du Monde - 2011 à 2014
Petit Pablo deviendra Picasso Illustrateur : Zaü, Rue du Monde - 2011
J’ai oublié mes parents Illustratrice : Julia Chausson, Rue du Monde - 2009
Je ne pense qu’à ça Illustratrice : Monike Czarnecki, Rue du Monde - 2009
Je suis un gros menteur Illustrateur : Daniel Maja, Rue du Monde - 2005
Ce matin, mon grand-père est mort Illustrateur : Daniel Maja, Rue du Monde - 2003



12h15 - Échanges avec le public


13h00 - Fin des interventions.
Pause déjeuner, possibilité de restauration au lycée (inscription nécessaire).


14h30 - Censure ou autocensure : ces livres qui dérangent… Conférence de Jean-Yves Mollier

Spécialiste du livre, des médias et de la censure, Jean-Yves Mollier revient dans son dernier ouvrage, La mise au pas des écrivains : l’impossible mission de l’abbé Bethléem au XXe siècle, (Fayard, 2014) sur la loi du 16 juillet 1949 qui régit les publications pour la jeunesse.
Les livres jeune public polarisent toutes les formes de censure ou d’autocensure, même celles parées des meilleurs sentiments : parents effrayés par ces monstres fauteurs de cauchemars ; éditeurs qui veulent vendre en évitant les polémiques et imposent des grilles d’écriture ; auteurs, bibliothécaires et libraires face aux remarques et aux préjugés.
Dès lors, comment donner à voir et à comprendre la richesse, la diversité et la qualité de la littérature jeunesse ? Une littérature qui joue un rôle majeur dans la construction du jeune lecteur, de son imaginaire, de sa compréhension du monde qui nous entoure.
Il a publié notamment :
Michel et Calmann Lévy ou la naissance de l’édition moderne, 1836-1891 (Calmann-Lévy, 1984),
Pierre Larousse et son temps (avec Pascal Ory, Larousse, 1995),
Louis Hachette, le fondateur d’un empire (Fayard, 1999),
Où va le livre ? (La Dispute, 2000, 2002 et 2007).
La mise au pas des écrivains : l’impossible mission de l’abbé Bethléem au XXe siècle, Paris, Fayard, 2014


16h00 : Fin de la journée

Les inscriptions sont closes.


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